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 Nuisance / 29-08-2006 nuit du samedi au dimanche
 S.v.p / 02-03-2006 soirée vidéos performances
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NUISANCE / SITE DE PIERRE-A-BOT / NEUCHATEL
Nuit du samedi 26 août 23h au dimanche 27 août 4h30.
Photo: Guillaume Perret
Université tangente – bureau d’études, Emmanuel Paxon DuPasquier, Lionel Ferchaud, Michaël Sellam,James Beckett, Juliette Blindmann,Collectif_Fact, Fabien Giraud, Marcus Kreiss, Lin Yilin, Meso, Till Rabus, Massimiliano Baldassarri, Mazen Kerbaj.
Communiqué de presse
NUISANCE
Ce deuxième événement organisé par l’Association KUNSTART présente dix vidéos, quatre installations et trois interventions sonores.
Nuit du samedi 26 août 23h au dimanche 27 août 4h30.
Ancien golf de Pierre-à-Bot.
Entrée libre.
NUISANCE « Tout facteur de la vie urbaine qui constitue une gêne, un préjudice, un danger pour la santé, pour l’environnement. »
Une quinzaine d’œuvres viendront éclairer différents aspects de ce thème (nuisances sonores, visuelles, olfactives, socio-politiques, architecturales,…). L’événement se déroulera en plein air au cours d’une nuit du mois d’août. Il prendra corps à l’intérieur d’un « white-cube » virtuel formé de perches-gabarits, sur le terrain de l’ancien golf de Pierre-à-Bot. Cet espace vert situé en bordure du territoire urbain voit sa surface se réduire pour cause de constructions.
Un groupe électrogène fournira l’électricité nécessaire. Il sera visible et audible, ainsi les spectateurs bénéficieront autant de sa production énergétique qu’ils subiront ses nuisances sonores et polluantes. Le choix de la tranche horaire entre dans la démarche générale de l’exposition. Par la maîtrise de la lumière, notre appréhension de la nuit et du temps est bouleversée. Des nuisances sont engendrées (travail de nuit, perturbation du cycle du sommeil, lumière présente 24h/24h en zone urbaine.)
Photo: Guillaume Perret
Installations :
Emmanuel Paxon DuPasquier « 220'000 watts d’oiseaux morts », 2006
Vit et travaille à Neuchâtel. Artiste polysémique pluridisciplinaire. Sa réflexion artistique se concentre sur la résolution du conflit entre l’être humain, prétendant dénaturé, et la nature, prétendue cultivée.
« 220'000 watts d’oiseaux morts » est un travail sur les rayonnements des lignes à hautes tensions et leurs nuisances révélées.
Lionel Ferchaud « 60’’(black out) », 2006
Vit et travaille à Neuchâtel. Ce « professionnel » a choisi de se faire désirer et n’intervient que ponctuellement pour contrer le monde de la saturation en réintroduisant la notion concrète de vide.
« 60’’(black out) » consiste en une demande faite à la ville de Neuchâtel d’éteindre l’ensemble de l’éclairage publique durant une minute.
Michaël Sellam « Black out », 2002
Vit et travaille à Paris. Il expérimente dans son travail des moyens de re-scénariser, re-programmer, amplifier et re-définir notre rapport aux technologies.
L’installation « Black out » réunit des enregistrements sonores provenant de sonicmemorial.org, un site Internet qui présente, depuis les événements du 11 septembre 2001, une collection d'archives sonores disponibles en ligne sur l'histoire du World Trade Center. Une vidéo présente également sur un rythme lent une série de photographies trouvées sur Internet et prises pendant le black-out de New-York le 15 août 2003. L'ensemble constitue une installation calme sur les mécanismes sociaux et les comportements de groupe pendant et après une catastrophe.
Université tangente – bureau d’études « The bohemian club » « Archeology of our global post-democratic master plan » « Our clubs »
Le groupe d'artistes Bureau d'études réalise des cartes sur les réseaux et les techniques de pouvoir qui sont diffusé dans plusieurs contextes, artistique, militants, universitaire et “non qualifiés“. Dernières publications : Etat-Machine, aperçus historiques sur un enferment, 2006, français. Post National Middle East, Social workshop for the production of truth, 2006, anglais, hébreux, arabe. Electro-magnetic propaganda, the statement of industrial dogma, 2006, anglais.
Quelques expositions : « Politique du Vivant », au Bon Accueil, Rennes, 7 avril- 13 mai 2006. « LaNormalidad » (présentation d'une carte sur la gestion de l'économie mondiale par les crises), Palais de glace, Buenos Aires, février-mars 2006. Résidence à Tel Aviv, Israël, janvier 2004. Résidence d'artistes à Douala, Cameroun, décembre-janvier 2002-03. " European Norms of World Production" (cartes sur les institutions européennes), avec écriture du statement en collaboration avec Brian Holmes, recherche de données en collaboration avec francesca,niz et blicero, . Ce cartogramme est diffusée à l'occasion du Forum Social Européen de Florence en novembre 2002. "Refuse the biopolice", infoshop au syndicat potentiel de Strasbourg, à l'occasion du Campement No Border contre le Système d'Information Schengen et les transformations répressives des lois dans de nombreux pays de l'espace Schengen, 19-28 Juillet 2002 [publication de 3 cartes en anglais sur (1) le gouvernement mondial, (2) les systèmes de surveillances, d'identification et de contrôle, (3) les polices des populations, avec introduction de Brian Holmes.
Les trois cartes sur les clubs américains et notamment sur le Bohemian club présentent le cœur de la Coalition armes-dollar et Petrodollar qui se trouve derrière les NeoConservateurs et les compagnies du pétrole et de l'armement. Cette Coalition crée aujourd'hui des guerres pour générer l'inflation nécessaire pour endiguer le risque d'une récession mondiale. Elle tire un énorme profit de l'actuelle attaque des Néo-Cons contre le néo-libéralisme. Cette influence ne date pas d'aujourd'hui. Elle était signalée dès les années 50 par le Président Eisenhower, et marque depuis la Seconde guerre mondiale, l'histoire américaine, sa politique étrangère et par voie de conséquence, l'histoire du monde.
www.u-tangente.org
Vidéos :
James Beckett « Pioneer », 2003, 2’46’’ // « Schoenberg opus 37», 2003, 2’37’’
Vit et travaille à Amsterdam. Il est né au Zimbabwe et a étudié en Afrique du Sud. Le son joue un rôle central dans son travail. Ses recherches sont basées sur les effets culturels et physiologiques du bruit. L’humour est indispensable à l’interprétation de son œuvre afin de ne pas y voir du pur cynisme – il s’agit d’une romance construite autour d’un sujet ridicule, qui offre une sorte de rédemption dans un monde moderne animé par le culte de la performance.
« Pioneer » présente un homme courant sur des routes de campagnes en raclant une pelle sur le goudron. Cette situation absurde est filmée magnifiquement, et présente une sorte de parabole sur l’aliénation de l’homme par la machine et les systèmes techniques complexes.
« Schoenberg opus 37 » met en scène un duo à corde jouant dans un parking souterrain, sous des lumières hésitantes.
Juliette Blindmann « Ready made », 2006, 4’
J.B. s’interroge sur les cloisonnements que notre société de spécialistes a érigés entre différents champs parcellisés de l’activité intellectuelle. Une œuvre peut-elle être engagée politiquement sans tomber dans le piège de la propagande ? Un objet de propagande change-t-il de champs lorsqu’il est montré dans le cadre de l’art contemporain ?
Collectif_Fact « Loading », 2006, 42’’ (en boucle)
Annelore Schneider (1979), Swann Thommen (1979), Claude Piguet (1977), vivent et travaille à Genève.
La vidéo « loading » montre l’entrée d’un parking souterrain. Cet espace est construit d’une manière schématisée, se rapprochant de la maquette en carton. Des vans identiques entrent continuellement à l’intérieur du bâtiment. Seuls les éléments signalétiques se démarquent de l’environnement par leurs couleurs.
L’action crée une tension liée à l’attente « d’un événement », alors que le côté répétitif tend au contraire à rendre la scène absurde et à l’abstraire de son contexte inquiétant.
Fabien Giraud « The Straight Edge », 2005, 13’’
Vit et travaille à Paris.
Pour ce projet, j’ai organisé un concert de punk-hardcore et j’ai tenté d’en chorégraphier la foule. 9 heures durant, j’ai essayé d’organiser le mouvement en apparence chaotique du pogo en jouant sur les différents paramètres qui régissent un tel évenement. Ainsi, chaques formes qui apparaissent spontanément dans le cadre d’un concert était reprise, rejouée, étirée.
Une foule danse au son d’une musique que l’on n’entend pas devant un groupe que l’on ne voit pas. Reste le son des corps et de leurs mouvements, l’image d’un ordre changeant.
The Straight Edge est une expérience appliquée à un concert de musique punk-hardcore. La foule et son intensité en sont le matériau. Les expressions communes de joie, de violence ou d’ennui sont les éléments d’une même fiction culturelle à travailler. Des formes y sont tentées, déplacées et répétées.
J’envisage la communauté comme un jeu complexe où s’inventent les individus. C’est dans le partage des règles, des postures et des vitesses que chacun se construit et constuit un monde. C’est ce mouvement de production qui est l’objet de mon travail. Je veux croire qu’il est toujours flexible et modifiable, qu’il peut être altéré et recréé. Je veux croire en la fiction et la possibilité de sa réinvention.
Marcus Kreiss « Zoom », 1999, 60’
Vit et travail à Saint Saturnin les Apt et à Paris, originaire de Hambourg.
Le film « Zoom » a été tourné depuis la terrasse des bureaux du MoMA sur la 57e rue de Manhattan. M.K. zoome sur les pièces des tours en face, souvent des bureaux, où l’on travaille encore le vendredi soir vers 19h. La camera effectue ensuite un zoom arrière, laissant place à des vues totales des milliers de fenêtres, pour en choisir une autre et y entrer à nouveau...
Lin Yilin « Safely manoeuvring across Lin He Road », 1995, 32’.
Vit et travaille à New York et Canton. Il construit des murs en briques. Ces murs sont pour lui les traces d’un travail physique plutôt que des sculptures : des extensions du corps humain, qui font partie de la vie réelle. Pour Lin, c’est dans le dur labeur de la construction, bien davantage que dans les idées abstraites, que l’art prend un sens.
Dans « Safely… », Lin dépose les briques d’un mur en construction d’un côté de la route d’une rue animée de Guangzhou, et les transporte une par une de l’autre côté de la rue sur un autre chantier où il reconstruit le mur. Cette action, qui a provoqué un embouteillage, a donné l’espace d’un instant un coup d’arrêt à un développement urbain sauvage.
Meso « Heavy Rotation Revisor », 2000, 6’57’’
Meso est un bureau de design travaillant à la frontière entre technologie et design. Meso est un laboratoire composé de spécialistes à la recherche de solutions innovatrices et surprenantes aux problèmes des médias. Meso est une compagnie de services proposant des conceptions de médias digitaux. Meso est une base d’artistes intégrant une approche artistique à des compétence professionnelles.
« Heavy Rotation Revisor » est une vidéo sur une installation créée pour l’exposition « Sieben Hügel » à Berlin en 2000. Il s’agit d’une table consistant en une station de remixage sonore pour quatre personnes, qui se nourrit d’échantillons sonores diffusés par cinq radios en direct.
Till Rabus « Déjeuner sur l’herbe », 2006, 13’53’’
Artiste peintre et vidéaste indépendant, il vit et travaille à Neuchâtel et à Paris.
« Déjeuner sur l’herbe » a été filmé sur le site même de l’exposition Nuisance. Il montre des pique-niqueurs préparant des grillades dans cet endroit idyllique, alors que l’armée procède à des tirs dans les environs immédiats.
Interventions sonores :
Massimiliano Baldassarri « Problème de masse (Radio frequency interference) »,
Action, concert expérimental : environ 15-20’
Vit et travaille à la Chaux-de-Fonds.
Dans cette intervention, un microphone fait office d’antenne. Placé à l’extérieur, il capte les bruits ambiants de l’espace urbain et tous les autres bruits parasites produits par l’équipement électrique ainsi que les ondes radio (téléphone portable, émissions radio, wi-fi, etc.) Les sons captés sont enregistrés et mixés aléatoirement selon leurs fréquences. Ce dispositif ne fait appel à aucune technologie spectaculaire, il exploite une défaillance technique communément nommée : problème de masse.
Les sons et parasites enregistrés sont ensuite mixés et manipulés en direct avec un séquenceur (sampler, effets) en exploitant les bruits ambiants du site où se déroule la performance ainsi que les ondes hertziennes captées par le micro-antenne.
Mazen Kerbaj « Starry Night », 2006. 6’31’’
Vit et travaille à Beyrouth. Artiste peintre et musicien d’avant-garde, il a annulé une tournée aux Etats-Unis afin de rester à Beyrouth en raison de la crise internationale. « Starry Night »est une improvisation minimaliste (Mazen Kerbaj / trompette et Tsahal Air Force / bombes) ; enregistré par M.K. sur le balcon de son appartement à Beyrouth dans la nuit du 15 au 16 juillet 2006 lors de bombardements israéliens. Ce document est d’une force émotionnelle dépassant de loin les images TV dont nous sommes quotidiennement nourris. Une forme de résistance artistique qui repositionne le débat.
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E-mail: info@kunstart.ch - cms site by sy2.ch |
Last published: December 7, 2008 © kunstart.ch |